Infrastructure de bureau hébergé (HDI) VS Infrastructure de bureau virtuel (VDI)

Ranarison Tsilavo, Virtualisation

Afin d’appréhender de manière fiable les besoins des employés en matière de mobilité et de travail, de plus en plus d’entreprises choisissent des ressources mobiles, qui peuvent emporter leur bureau partout. Pour cela, deux solutions : l’infrastructure de bureau hébergé (HDI) et l’infrastructure de bureau virtuel (VDI). De quoi s’agit-il ?

Une infrastructure de bureau virtuel (VDI)

Infrastructure de bureau virtuel

L’infrastructure de bureau virtuel (VDI) utilise la technologie de virtualisation pour gérer de manière centralisée les postes de travail et les applications dans un environnement virtuel (une machine virtuelle) et non dans le bureau physique. La VDI permet à un utilisateur d’avoir accès en toute sécurité à un bureau virtuel, et ce à tout moment et depuis n’importe quel appareil mobile.

L’infrastructure de bureau virtuel (VDI) présente un énorme avantage en matière de sécurité, d’économie d’énergie et de gestion centralisée. Les utilisateurs partagent les ressources (CPU, mémoire, GPU, etc.) d’un seul serveur. Malgré ces avantages, cette infrastructure pourrait ne pas fournir la puissance de calcul nécessaire (en termes de performances CPU et graphiques) pour les utilisateurs finaux qui ont besoin d’une expérience riche en graphiques.

Afin d’offrir suffisamment de ressources matérielles à chaque utilisateur en fonction de ses besoins, les administrateurs peuvent opter pour une infrastructure de bureau hébergé (HDI).

Une infrastructure de bureau hébergé (HDI)

Infrastructure bureau hébergé

La HDI (pour Hosted Desktop Infrastructure) fournit une solution simple et puissante pour les clients confrontés à des problèmes de performances dans un environnement VDI. C’est une autre approche d’infrastructure de bureau non virtualisée qui peut parfaitement remplacer la VDI lorsque cette dernière n’est pas suffisamment robuste. Il s’agit d’une méthode pour faire fonctionner le poste de travail sur un terminal local de l’entreprise, au lieu d’être sur le bureau de l’utilisateur.

La HDI offre un environnement de bureau à distance à hautes performances qui dépasse largement celui de la VDI. Elle a l’avantage d’offrir les mêmes performances et les mêmes fonctionnalités qu’un bureau physique, même dans un emplacement distant, tout en renforçant la sécurité des données. De plus, les ressources sont dédiées et non partagées. L’utilisateur a alors un accès complet au matériel sur lequel l’instance s’exécute. En outre, la configuration d’un environnement HDI est assez simple et une connexion internet est recommandée. De plus, elle ne demande pas d’énorme investissement de temps, de matériels et d’argent comme pour la VDI.

HDI ou la VDI comment bien choisir ?

Que ce soit la HDI ou la VDI, l’utilisateur peut accéder à distance à son bureau de travail. La HDI et la VDI sont toutes les deux des composants essentiels de la virtualisation des postes de travail. Ils ont leurs propres cas d’utilisation en fonction des besoins informatiques et des exigences spécifiques d’une entreprise. Les bureaux virtuels (VDI) peuvent être envisageables pour les entreprises qui encouragent le télétravail où les salariés puissent réaliser des styles de travail flexibles, quels que soient le lieu et/ou l’heure. À l’inverse, la HDI est intéressante si une entreprise compte faire revenir ses salariés sur leur lieu de travail. Aussi, lorsqu’une exécution des applications spécifiques nécessite une alimentation importante, l’administrateur peut opter pour la HDI afin de fournir aux utilisateurs des stations de travail à haute puissance.